Samedi 12 juillet 2008


Deux semaines de répit les copains !


par Crépusculaire
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Mardi 8 juillet 2008

femme 


C’était le même principe qu’à la roulette russe ; j’avais une chance sur deux d’être un homme. Il a fallu que le X soit plus rapide que le Y. Dès la naissance, la vie ne me fit aucun cadeau : je naissais femme, opprimée et inférieure. Le suicide ne me traversa pas même une seule seconde l’esprit. On m’avait mise à l’épreuve. Femme je suis, femme je resterai.

Je crois me souvenir que ce n’est qu’à l’âge de onze ans que je m’aperçus de ce triste sort. Les signes de puberté devenaient impossible à dissimuler sous mon sweet. Plus aucun doute, je ne devais pas cacher ma nature première, mais bien la vivre et l’assumer pleinement.

A seize ans, las de ma condition, devenue féminine, je décidai de jouer double jeu. Chaque nuit, tel un loup-garou ou encore un vampire, ma personnalité profonde ressurgirait du fond de ma mémoire. Je serais homme : manipulateur, macho, pervers; violent et beau.

par Crépusculaire communauté : Le jardin des Muses
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Mardi 8 juillet 2008
par Crépusculaire communauté : Le jardin des Muses
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Samedi 5 juillet 2008

Pré découpage

J’étais à la fenêtre et je contemplais dans les ténèbres, le noyé du voisin. Je me disais que j’aurais aimée être installée sur l’une de ses branches nocturnes. Ce besoin de hauteur me rappela Peter Pan, son désir de ne jamais être qu’enfant, le même qui envahissait Prétextat et son auteur.

Jamais, au grand jamais je n’avais ressenti, par le passé, ce besoin de ne plus grandir. Au contraire, j’aspirais à l’évolution de mon corps, de mon esprit et de mon indépendance. Je voulais rapidement passer par le stade de l’adolescence pour enfin atteindre la condition d’adulte. Avais-je tort ? Quitter l’enfance, son innocence et son insouciance était-il un rêve contre-nature ? A quel moment ai-je quitté cette période ? Je ne pourrais sûrement pas dater ce passage vers un monde plus sombre. Aurais-je donc franchi une porte sans même m’en apercevoir ?

J’étais enfant à cinq ans ; à dix ans, l’étais-je toujours ? Il me semble que la puberté m’atteignit à l’âge de neuf ans. Mon corps se transformait douloureusement, pour enfin devenir femme à celui de douze. Cette douleur à la poitrine, signe incontestable de l’apparition de collines sur les plaines ancestrales, me comblait au plus haut point, et j’en étais fière. Je me souviens qu’à onze ans, je me considérais adolescente, et mes parents de me répéter : « Tu es une pré-ado. » ce préfixe me gênait : il butait à ma pensée, à mon envie de grandeur, tout en m’empêchant de me sentir vraiment, presque adulte. J’étais alors encore une enfant.

Mais à douze ans, qu’en était-il ? Mes premières saignées me contaminèrent une semaine avant mon douzième anniversaire. En l’apprenant, ma mère, enthousiaste à l’idée que sa fille soit devenue femme, me le fit remarquer. Le sang avait-il le pouvoir de chasser l’enfance hors de moi ? Celle-ci avait-elle complètement disparu ? A l’époque, je vous aurais soutenue qu’elle m’avait quitté depuis longtemps, mais à neuf aussi et à sept également (âge de raison).

L’année du CP fut pour moi une transition : je devenais plus qu’enfant puisque je lisais et j’écrivais. Pour me le prouver, je me remémorais mon abandon du doudou amené à la maternelle l’année de mes quatre ans et mon arrêt de suçage de pouce quatre saisons plus tard. Pourrions-nous marquer cet instant comme la fin de l’enfance ? Certainement pas.

J’ai toujours fait un drame de tout, mais je ne m’en suis aperçu que récemment, à la relecture du journal intime que je tenais en primaire. Ainsi, j’entrai au collège enfant et en ressortai adolescente. Par déduction, la transition se fit ces quatre années, bien qu’en ces temps là, je me voyais comme faisant partie des grands.

Parce qu’à quinze ans, je savais pertinemment que je n’étais plus une fillette, à quatorze non plus, à treize de même ainsi qu’a douze. Suivant ce raisonnement, l’enfance me laissa face à moi-même cette journée d’août où je vis du rouge. Qu’en sais-je ?

Autre interrogation : quand l’adolescence m’enveloppa-t-elle ?

Après ce qui fut développé précédemment, la logique voudrait que ce soit le jour où l’enfance me quitta, soit douze ans (douze ans ?).

Le monde veut que l’adolescence soit difficile. On pourrait matérialiser ce cap par une falaise abrupte. Le temps des grandes questions, à ce que l’on dit. Ce n’étaient que des balivernes : qui sui-je ? pourquoi ? comment ? qu’est-ce que l’existence ?

Autant de questionnements, débiles à mes yeux ne me concernaient pas, du moins, jusqu’à cette année. Serais-je adolescente seulement depuis mes quinze ans ? Dans ce cas, que faire de ces trois années vacantes où je n’étais rien ? Comment qualifier tout ce temps où j’ai énormément vécu, grandi, évolué, changé ?

J’ai la conviction secrète que mes années de collège, qui auraient pu, certes être une réussite, furent un désastre complet. Pendant la période concernée, j’en pensais totalement le contraire.

Mettons donc les choses à plat : je ne suis pas certaine d’avoir quitté l’enfance à douze ans, pas certaine d’être entrée dans l’adolescence à quinze et encore moins de n’avoir été nul part entre ces deux dates, point final

 

par Crépusculaire communauté : To write that can't be written
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Time is money ?!

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  • : 01/12/2007
  • : La nature du sol allait décider de ma vie ; le goudron pour la normalité, la terre pour l'extravagance. Je commençais à marcher sur la normalité, lorsqu'au bout de quelques pas, mes pieds se dirigèrent vers l'extravagance.
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"Saoulé à la caféine, mon cerveau me tenait des discours en comparaison desquels L'Hymne à la joie évoquait une marche funèbre."

Attentat d' Amélie Nothomb

 

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